Un projet Labex Arts H2H
 
en /fr
LE SUJET DIGITAL
2012 - 2016

Journées d'étude internationales : Mondes et technologies / International workshop : Worlds and technologies

Journées d'étude internationales : Mondes et Technologies 
International workshop : Worlds and technologies
Université Paris 8, 28-29 Novembre 2016
Pierre Cassou-Noguès, Arnaud Regnauld, Ségolène Guinard
Programme
 
Lieu / Venue : Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord, 20 avenue George Sand, 93210 St-Denis la Plaine – Salle 414

Lundi 28 novembre

13h30 Accueil des participants

Modération : Arnaud Regnauld
Keynote  
14h-15h Marcel O'Gorman (U. of Waterloo, Canada)
« Digital Rituals for the End of the World »

Panel 1 
15h-15h30        Ségolène Guinard (Paris 8)  : « Bacterial Hybridization and the Creation of Self-Sustaining Worlds in Outer Space  : the Case of MELiSSA  »
15h30-16h00    Sylvie Bauer (Rennes 2)  : «  ‘Holdouts in an age of digital multiplicity’  —  Rêves d'apocalypse dans  Zone One  de Colson Whitehead  »
16-00-16h30     Questions

Pause / Break

Keynote 
16h45-17h45    Illya Szilak (artiste indépendante)
«  Queering The World: Cyborg Bodies in Virtual Geographies  »

Modération :    Pierre Cassou-Noguès
Panel 2 
17h45-18h15     Arnaud Regnauld (Paris 8)  : «  The World  ? Out and About  »
18h15-18h45    Anne Alombert (Paris 10)  :  «  De l'infidélité du milieu à la transformation du monde  :  devenir et chocs technologiques, avenir et époques ‘néguanthropiques’  ».
18h45-19h15     Questions

Programme

Lieu / Venue : Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord, 20 avenue George Sand, 93210 St-Denis la Plaine – Salle 414

Mardi 29 novembre

Modération : François Sebbah
Keynote 
9h45-10h45    J.R Carpenter (artiste indépendante)
«  Transportation as Communication, From Tall Ships to Packet Switching »
Pause/Break

Panel 3 
11h-11h30        Susan Ball (Paris 8)  :  « Apocalypse  where?  The spatialities of property metrics »
11h30-12h00    Alban Leveau-Vallier (Paris 8)  :  «  Practical Realism: Big Data and the Scientific Method  »
12h00-12h30     Claire Larsonneur (Paris 8)  : «  Archipelagoes of Apocalypse: the Tech-dystopias of David Mitchell  ».
12h30-13h15 Questions

13h15-14h15 Déjeuner / Lunch

Modération :  Ségolène Guinard
Keynote 
14h15-15h15    Dominique Lestel (ENS Paris)
«  Le défi des Machines Insurrectionnelles. Comment la technique transforme ce que signifie ‘être vivant’  »
   
Panel 4 
15h15-15h45    Ariane Mayer (UT Compiègne) : «  Lire à l'écran : l'avènement d'un nouveau rapport au monde?  »
15h45-16h15    Benjamin Norguet (Paris 8) : « Du rapport entre technique et conceptualisation du monde chez Norbert Wiener »
16h15-16h45    Pierre Cassou-Noguès (Paris 8)  : « The Synhaptic Monster »
16h45-17h15    Questions
Pause/ Break
17h45-18h15    Table ronde générale et remarques conclusives
Dans l'Origine de la géométrie, Husserl voyait dans la pratique de l'arpentage une technique ayant amené le recouvrement du monde de la vie par un monde de la science dont les objets se caractérisent par une déterminabilité infinie. Un certain nombre d'auteurs contemporains, J.-L. Nancy, B. Stiegler ou T. Morton, verraient dans les technologies numériques une nouvelle transformation du monde, dans sa forme même et le statut de ses objets, que les technologies numériques réduiraient dans leur dimension de sens, dans leur infinité en quelque sorte.
Les technologies contemporaines représentent-elles la fin du monde, ou d'un certain monde ? Dans quelle mesure les nouvelles possibilités de communication, une certaine sorte d'ubiquité que rendent peut-être possible les technologies contemporaines, modifient-elles les formes d'espace et de temps dans lesquelles sont prises les différentes régions de notre monde ? Dans quelle mesure la globalisation, l'uniformisation des désirs dans la publicité, transforment le statut des objets de notre monde ? L'image d'une nature, d'un plan sous-jacent ou d'une région isolée, imperméable à la technique, et qui, en tant qu'image, formait un ingrédient de la notion de monde, peut-elle survivre aux technologies contemporaines ? Et, si ce n'est pas le cas, quelle importance ? Et les îles, ces images de l'ailleurs que véhiculaient encore les chemins de fer nous amenant au bord de la mer tout autant que les publicités pour les chewing-gum aux couleurs criardes et les gels de douche aux senteurs exotiques, ces îles sont-elles destinées à disparaître parce que le niveau des mers montent etque, dans une globalisation contemporaine (prenant toutes sortes de formes), il n'y a plus d'ailleurs.
Bref, les technologies contemporaines produisent-elles une apocalypse, réelle ou imaginaire ?
 
 Worlds and technologies
In The Origin of Geometry, Husserl considered landsurveying as a technique that fostered the overlaying of the world of life by a world of science whose objects are characterized by an infinite determinability. A certain number of contemporary authors such as J.-L. Nancy, B. Stiegler or T. Morton reportedly see digital technologies as a novel transformation of the world, relative to its very shape as well as the status of its own objects whose meaningful dimension is reduced by digital technologies, so to speak diminishing their potential infinity.
Do contemporary technologies represent the end of the world, or that of a certain world? To what extent do the new modes of communication, a certain form of ubiquity maybe made possible by contemporary technologies, alter the fabric of time and space within which the various regions of our world are enmeshed? To what extent do globalization, the uniformization of desires in ads and commercials transform the status of the objects of our world? Can the image of a nature, of an underlying plane or an isolated regions, impervious to technology and as an image, constituted an ingredient of the notion of world, survive contemporary technologies? And if not, how significant is that? And what about the islands, those images of an elsewhere conveyed by the railways that used to take us to the seashore as much as the enticing ads and commercials for garishly colored chewing gum or exotically scented shower gels? Are those islands bound to disappear because of the rise of sea levels andthat, caught within contemporary globalization (taking all sorts of shapes), there no longer is an out there there.
In sum, do contemporary technologies produce an apocalypse,  real or imaginary?

 

Ajouter un commentaire

Un projet Labex Arts H2H