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LE SUJET DIGITAL
2012 - 2016

Une peau de plus en plus informatisée : l’inscrit et le «  virtuel  » de Michel Serres
Par Crispin T. Lee

Ex-University of Kent, Canterbury, UK ; ancien candidat doctoral (licence obtenue en 2014) ; domaine de recherche : Français, lettres modernes

Publications récentes   
LEE, Crispin, Haptic Experience in the Writings of Georges Bataille, Maurice Blanchot and Michel Serres, Oxford/Berne, Peter Lang, 2014.
LEE, Crispin, «  Georges Bataille or the Theory and Fiction of Apocalyptic Visions  », in : Visions of Apocalypse: Representations of the End in French Literature and Culture, ARCHER, Leona, STUART, Alex (Éds), Oxford/Berne, Peter Lang, 2013, pp. 165–75.

 

Notice biographique  
Crispin LEE a obtenu son doctorat en Français (lettres modernes) en 2014. Ses études ont compris huit mois comme pensionnaire étranger à l’École normale supérieure de Paris en 2012 – 2013 et la présentation de six communications aux colloques nationaux et internationaux. Au mois de novembre 2014, Crispin a réalisé la parution de son premier texte intégral, Haptic Experience in the Writings of Georges Bataille, Maurice Blanchot and Michel Serres. Cette analyse basée sur les recherches doctorales de Crispin, est publiée aux Éditions Peter Lang  ; l’auteur se focalise sur les descriptions ou de synergie ou de disjonction sensorielle entre la vue et le toucher, descriptions qui paraissent partout dans les œuvres de théorie et de prose de G. BATAILLE, de M. BLANCHOT et de M. SERRES.


Résumé de l’article 
Depuis la fin des années soixante et surtout depuis les années quatre-vingt, Michel SERRES (1930–) écrit pour explorer – entre autre thèmes – le rapprochement de la perception humaine, l’évolution pluridisciplinaire de la connaissance et les sciences dites «  dures  ».
L’objet de notre intervention, c’est de tracer comment le rôle de la «  virtualité  » dans ce rapprochement s’est évoluée dans les écrits de Serres parus entre 1972 et 2011. Nous commenterons donc Hermès II  :  l’interférence (paru en 1972), Les cinq sens (1985) et La guerre mondiale (2008) entre autres textes serresiens. Cette période et ces textes comprennent plusieurs évolutions dans la technologie de communication. Comment Serres s’assure-t-il de la lisibilité de ses écrits et de la cohérence de sa philosophie de la perception corporelle en abordant le progrès technologique ?
Comme nous l’expliquerons, la solution se trouve dans la manière évolutive dont Serres présente le corps sensible comme entité biologique mais non biométrique. À travers ses gestes et connaissances de plus en plus informatisés, ce corps sensible s’inscrit simultanément dans l’espace du palpable et dans l’espace virtuelle. Ainsi abroge-t-il la distance ontologique entre ces deux rives expérientielles.


Mots clés 
Serres ; peau ; littérature ; inscription ; virtuel ; technologie ; évolution.

À travers ses écrits, Michel Serres (auteur-philosophe né en 1930) établit un rapprochement entre les sensations corporelles et les dernières technologies informatiques. Cette intervention vous expliquera la forme de ce rapprochement par moyen du concept du virtuel.
Que veut dire le terme «  virtuel  »  dans ce contexte ? En analysant les propos critiques et littéraires de Serres plus tard dans cette intervention, nous suggérons que l’ «  échange  » dermique qui est fondamental à la vision serresienne du corps exhibe un aspect qui est à la fois social et extracorporel. De plus, nous verrons que les pouvoirs sensoriels du corps serresien sont capables d’accéder brièvement et transcendentalement au domaine du «  virtuel  ». Ces simulations des sensations corporelles sont de caractère ou technologiques, ou simultanément technologiques et organiques. Or comme nous verrons, Michel Serres décrit le virtuel comme domaine qui manifeste les qualités de  l’espace mais qui n’est pas un lieu spatial en soi. Ce domaine résiste donc aux analyses ou quantitatives ou qualitatives.

 

La peau, l’information, la sensation

Avant que nous abordions l’approche théorique de Michel Serres à la question de la perception corporelle, il faut que nous nous rendions compte de la façon dont l’auteur conçoit de l’information sensorielle transmise et reçue par les organes sensoriels du corps humain. Avant d’entreprendre cette tâche, nous devons comprendre le dispositif de la circulation de l’information tel que Serres le postule dans L’interférence, le deuxième texte de la série Hermès. Dans ce texte paru en 1972, Serres insiste que 

"j’interviens dans le monde objectif et contrôle l’information qui circule confusément entre les choses, et tout objet est, aussi, un échangeur ; et voici qu’au moment où je sais en construire, je me perçois moi-même comme tel, et les objets culturels que j’engendre à mon image. J’interviens, et ne pense que si j’intercepte." (M. SERRES, 1972, p. 16)

Cet extrait nous montre clairement que Serres trouve que la transmission d’information et les connaissances qu’elle nous communique aient une portée matérielle. Serres nous dépeint la pensée comme processus d’interception, comme des paquets de données assortis au hasard qui sont émis et interceptés soit, par des objets inertes soit, par des êtres vivants. Ce processus d’émanation et de réception est imaginatif : il exige que l’intercepteur se crée une image mentale des objets culturels qui permettent ce transfert d’information.
Il y a une rationalité qui souligne la présentation serresienne du va-et-vient de l’information  : « il est indispensable d’élaborer une philosophie du transport, de la circulation, et de l’absence de référence  » (ibid., p. 41). Ce que Serres postule au cours du texte d’Hermès II, c’est une information qui coule indépendamment de tout indice sensoriel.
Par conséquent, l’information sensorielle qui parcourt l’espace ne connaît aucune contrainte matérielle, temporelle ou linguistique : «  par le flux que je reçois et celui que j’émets, je suis indéfiniment ici et ailleurs ; je ne suis pas un point fixé ici et maintenant, j’habite une multiplicité d’espaces, je vis une multiplicité de temps, toujours autre et toujours le même  » (ibid., p. 150). Existant en même temps dans plusieurs dimensions spatiales et temporales, tout point du réseau fluctuant d’information proposé par Serres «  reçoit, et redistribue, […] trie sans mélanger, […] simule localement, sur une station ponctuelle, la totalité du réseau efférent et afférent  » (ibid., p. 131).
Ce dernier détail nous importe beaucoup. Tout lien constitutif du réseau serresien de l’information est capable de créer une reproduction fidèle soit d’une partie, soit de la totalité du réseau dans lequel il se trouve.  L’information qui circule dans le réseau y est incluse. Le caractère virtuel de ce concept est souligné par la décision de Serres à désigner tout point du réseau décrit ci-haut comme « quasi-point » (ibid.). Serres ajoute  :

"Qui suis-je encore ? Une virtualité discontinue de tri, de sélection dans la pensée intersubjective […] qui sépare les modulations du bruit mondial, un échangeur pour messagers. Je suis l’intercepteur du nous. La con-science est le savoir qui a pour sujet la communauté du nous. La communication crée l’homme ; il peut la réduire, non la supprimer sans se supprimer lui-même." (Ibid., p. 155)

Lorsque nous substituons l’intersubjectivité transcendantale au sujet expérimentateur, une nouvelle forme de science pluridisciplinaire (et, subitement, une conception nouvelle de ce qu’on terme «  l’observation  ») se produit.
Nous remarquons que, lors d’un entretien radio transmis trente-huit ans plus tard en 2010, Michel Serres semble avoir changé de position. Cette fois, l’auteur-philosophe implique que, puisque que tous les processus biomécaniques concernés dans l’entreprise perceptive se concentrent dans le corps, la notion de l’objectivité – c’est-à-dire, la perception d’une surface éloignée par des moyens physiquement espacés – est impossible : «  l’adaptation, par la peau, […] réduit ou annule même la distance et fait de vous un homme qui est tout le temps en train de caresser ce qui n’est plus un objet, ce qui est absolument voisin  » (M. SERRES, M. POLACCO, 2011, p. 210). Dans un autre entretien, Serres postule ce rapport en termes de la tribologie, discipline qui

"étudie les effets des frottements et des frictions : une science du tact, une science du toucher. [E]lle a découvert que deux corps qui sont en contact, en con-tact, développent entre eux, lorsqu’ils se frottent, un troisième petit feuillet, comme s’ils produisaient ou qu’ils créaient, au moment du frottement, une sorte de tiers corps, de corps troisième." (Ibid., pp. 136–37)

L’aspect le plus frappant de cet extrait c’est que le «  corps troisième  » serresien n’est qu’un concept virtuel jusqu’à ce que deux surfaces dermiques se frottent. Serres prend comme métaphore le caractère virtuel de la discipline de l’haptonomie. Cette discipline toute à fait tactile s’empare de la «  caresse  » pour préparer les femmes enceintes pour les rigueurs corporelles de l’accouchement (cf. ibid., p. 137). Par allusion aux applications du tact simultanément fonctionnelles et scientifiques du tact comme celle de  l’haptonomie, Serres établit la capacité métaphorique du toucher à manipuler et à optimiser la potentialité du virtuel (ou en ce cas, de toucher à une vie qui n’a pas encore vu le jour).
Malgré son invocation du réel, la présentation serresienne du toucher s’incline donc toujours vers le virtuel, c’est-à-dire vers la simulation ou vers le simulacre.

 

L’écrit et le sensible

L’approche serresienne par rapport au tact, à l’information et au virtuel exige un changement de la manière dont nous écrivons de l’expérience perceptuelle. Selon Serres, «  [l]a description, ici, n’est plus globale […] mais […] simplement locale. Elle ne requiert plus comme condition, espace de plongement ou de prolongement  » (M. SERRES, 1980, p. 40). Telle est l’impossibilité de véhiculer ce que nous concevons au domaine de l’abstraction jusqu’au domaine du matériel (ce que nous écrivons sur papier ou ce que nous tapons à l’ordinateur, par exemple). Ce langage descriptif est donc d’un caractère intrinsèquement incomplet  : les sensations évoquées par ce langage «  local  » sont inéluctablement simulatrices plutôt que fidèlement reproductrices de leurs sources expérientielles. Comme Ian Tucker l’explique dans son article « Sense and the Limits of Knowledge : Bodily Connections in the Work of Serres », Michel Serres ne trouve rien de troublant dans ce manque de fidélité inscriptive à la vie sensible : 

"Pour Serres, […] le sens comprend quelque chose d’unique, quelque chose qui ne saurait être reproduite en entier ni par les mots ni par la signification qui s’y attachent. Le langage peut exercer un effet sur le sens, mais il ne le ressent pas. Le sens peut être conçu comme produit par d’autres types de processus que le langage – des processus virtuels ouverts et manifestes plutôt que significatifs et rétrécis." (I. TUCKER, 2010)

Selon la lecture de Serres qui nous est fournie par Tucker, la valeur instructive du langage qui s’inscrit par moyen du simulacre virtuel n’est pas universellement compréhensible. En fait, cette valeur est strictement localisée, c’est-à-dire liée à la sensation suscitée dans le corps d’un individu qui, à titre a priori, saurait traduire les simulacres véhiculés par l’expérience sensorielle en langage inscriptible. Il est peu surprenant donc que dans Les cinq sens (paru en 1985), Serres soit mécontent que les mathématiques et les algorithmes puissent dominer le langage de nos jours  :

"Je cherche à extraire le livre que j’écris et celui qui l’écrit des listes objectives, de la mémoire machinale, des algorithmes repérés, pour les rendre à un nouveau sujet ou pour relancer l’aventure de la philosophie. Au nouveau sujet pensant, oublieux et savant, appareillé d’intelligences artificielles et de stocks d’informations, d’écrans et de logiciels, disposant d’eux et les déposant loin de lui, détaché donc par une nouvelle distance de ses anciennes fonctions rendues aux artefacts ou aux algorithmes, je donne le premier objet venu : le donné. […]
Les cinq sens, encore au départ d’une autre aventure, fantôme de réel décrit timidement dans un fantôme de langue, voilà mon essai." (M. SERRES, 2008a, p. 461)

Ici Michel Serres nous dit que, pour s’en assurer de l’exactitude, la recollection collective oblige l’usurpation du langage descriptif par les mathématiques, par les algorithmes et par les technologies informatiques qui en font l’usage. Cette réalité touche à notre conception de l’avenir aussi  ; Serres affirme que la médiation par moyens mathématiques de la mémoire et de la sensation qui lui est indispensable sont capables de dégrader l’immédiateté de la perception. L’effet de ce processus d’éloignement expérientiel sert à rendre simulatrices – ou virtuelles, de certaines façons – nos expériences sensorielles. Plus spécifiquement, le stockage numérique facilite la traduction intersubjective des sensations, mais il accomplit cette tâche en nous volant simultanément l’immédiateté subjective.
Il existe donc plusieurs tensions palpables entre la présentation serresienne de la perceptibilité du «  virtuel  » dans la série Hermès aux années soixante-dix et les propos de Serres en 2010. Beaucoup de ces tensions se lient à une seule question : le virtuel, devrions-nous en écrire par rapport au corps percevant humain et son environnement ou non  ? Un texte récent de Serres, qui analyse le caractère philosophique des éléments dits «  virtuels  » d’internet, atténue cette tension.

 

De l’information, de la technologie, de l’inscrit  : une peau de plus en plus informatisée

Bien que les noms «  internet  » ou «  la toile  » ne paraissent pas dans la prose de La guerre mondiale (paru en 2008), Michel Serres fait allusion à «  l’agglomérat des données […] la somme des sommes  » (M. SERRES, 2008b, p. 187) en ajoutant qu’ «  au moins virtuellement […] [f]lottant sur un déluge mondial qu’elle contribue à créer, l’humanité navigue à bord d’une arche mondiale qu’elle construit en temps réel, cognitivement  » (ibid., pp. 187–88). Il est bien difficile de ne pas penser à la toile lorsqu’on contemple une telle description.
Serres trouve que l’effet primaire des évolutions récentes dans le cadre des technologies informatiques comme internet, c’est de nous mettre en rapport direct avec la connaissance. Pour le Michel Serres qui a écrit La guerre mondiale, l’information la plus importante à glaner, c’est le chiffre qui comprend tous les morts de guerre depuis le début de  l’histoire humaine connue : «  nous venons d’apprendre, grâce à l’OMS, le volume du Déluge : plus de trois milliards de morts  » (ibid., p. 186). En principe, ceux qui ont accès à la toile peuvent se rendre compte de cette somme tragique. Il en résulte une nouvelle et non-hiérarchique forme de la démocratie : «  comme tout le monde peut connaître cette somme et les autres, nous assistons à l’émergence d’une démocratie nouvelle, celle des données, celle des totalités  » (ibid.).
Cette « totalité » de connaissance nouvelle et démocratique se situe dans un état qui est en même temps (paradoxalement) subjectif et objectif. Serres reste convaincu que des changements sociaux et perceptifs commencent à avoir lieu dès que nous nous adaptions à cette mode de vie simultanément subjective et objective et ses technologies :

"Comme cette démocratie s’ensuit de ces calculs et peut les contrôler, elle naît comme sujet, comme active production de ces synthèses, mais aussi comme leur résultat, elle naît comme objet. L’humanité devient sujet de son monde et son objet. Cette nouvelle donne cognitive ne peut pas ne pas faire émerger une nouvelle culture, de nouvelles politiques." (Ibid., pp. 186–87)

Il est clair que pour Serres, les mathématiques et les algorithmes ne restreignent plus l’immédiateté sensorielle. L’information virtuelle véhiculée par internet est ce qui nous met au jour avec les brutalités du passée dont les preuves ne sont plus perceptibles. En reconnaissant le taux abstractif des victimes de guerre, nous nous rendons compte de la réalité empirique de la tuerie sanglante signalée par cette somme. Pour naviguer cette nouvelle réalité empirique d’une façon simultanément intellectuelle et sensible, il faut donc que nous utilisions notre nouvelle perspicacité sensorielle qui est à la fois subjective et objective. Comme le suggère Serres, nos pouvoirs perceptifs jouent un rôle inévitablement important (mais consciemment inaperçu) dans la navigation du nouveau rapprochement subjectif et objectif de la pensée et de l’action. Ce rôle se base sur la capacité de nos organes sensoriels pour créer notre perception de soi et du monde qui nous entoure. Ces mêmes organes sensoriels représentent le principal moyen d’établir un rapport social avec autrui :

"nous embarquons des sommes : sommant le somme des universels concrets, notre arche devient équipotente au Monde, au moins virtuellement. […] Flottant sur un déluge mondial qu’elle contribue à créer, l’humanité navigue à bord d’une arche mondiale qu’elle construit en temps réel, cognitivement. Cette puissance cognitive changera les consciences. [L]’humanité flotte sur des rapports humains souvent insensés." (M. SERRES, 2008b, pp. 187–88)

Ce que Serres nous décrit ici, c’est une version du réel qui répond à nos pensées, mais qui trace ses racines dans le monde concret. Serres postule donc une matière moulée par nos esprits, par notre accès aux informations virtuelles qui se rapportent aux situations concrètes dont nous ne pouvons concevoir que par le biais de nos souvenirs sensoriels. Serres insiste que, si nous nous en rendions compte ou non, nous nous trouvons en fusion perceptive avec le flux de l’information virtuelle que nous percevons, même en lui étant objectivement éloignés : «  la crue de cadavres, je n’en découvre l’importance que par les sommes [...] je ne puis connaître la nature du Déluge que par les informations globales qui constituent l’Arche  » (ibid., p. 188). Discriminer donc entre le monde tangible et les aspects insaisissables du domaine du virtuel serait une erreur grandissime : «  Nous n’agissons et ne pensons que différentiellement ; au moment même où nous avons besoin d’intégrales, nous n’avons de philosophie que celles de la différence. La différence faisait la guerre » (ibid., p. 190).
Dans l’ère d’internet, nos peaux et le sens du tact variable qui s’y associe sont devenus les lieux simultanément tangibles et virtuels de nos évolutions sensorielles, intellectuelles et sociales. Les textes de Michel Serres nous offrent une ébauche fugitive de cette simultanéité. Comme Serres le constate en 1987, «  le mélange ou le métissage a toujours été la chose qui m’a le plus passionné. Cette espèce d’espace entre  » (G. JAMES, M. SERRES, 1987, p. 792).

(Cet article est en partie une traduction d’extraits tirés du premier texte intégral de l’auteur, Haptic Experience in the Writings of Georges Bataille, Maurice Blanchot and Michel Serres, Oxford/Berne, Peter Lang, 2014.)

 

Bibliographie


Textes primaires :

SERRES, Michel, Hermès II : l’interférence, Paris, Minuit, 1972.

SERRES, Michel, Hermès V  : le passage du Nord-Ouest, Paris, Minuit, 1980.

SERRES, Michel, Les cinq sens, Paris, Grasset, 1985  ; réimpr. Pluriel / Hachette, 2008.

SERRES, Michel, La guerre mondiale, Paris, Le Pommier, 2008.

JAMES, Geneviève, SERRES, Michel, « Entretien avec Michel Serres », The French Review, 60, no. 6, 1987 < http://www.jstor.org/stable/393765 >, consulté le 31 août 2012.

SERRES, Michel, LATOUR, Bruno, Éclaircissements, Paris, François Bourin, 1992.

SERRES, Michel, POLACCO, Michel, Petites chroniques du dimanche soir, 5 tomes, IV, Paris, France Info / Le Pommier, 2011.

 

Textes secondaires :

ASSAD, Maria L., Reading with Michel Serres, Albany, N.Y., SUNY, 1999.

GODIN, Christian, «  Panorama du pensée  », in  : Michel Serres, L’YVONNET, François, FRÉMONT, Christiane (Éds), Paris, L’Herne, 2010, pp. 27–36.

TUCKER, Ian, « Sense and the Limits of Knowledge : Bodily Connections in the Work of Serres », Theory, Culture & Society, no. 28, 2011 < doi: 10.1177/0263276410372240 >, consulté le 31 août 2012.

 

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